Thursday, March 01, 2007

Bilan Lecture et Cinéma 2006

Bon, comme tout le monde fait son bilan à un moment donné, voici le mien en retard, pour 2006.

Top 5 des livres que j’ai lus en 2006

5- Roots --- Alex Hayley

Un livre extraordinaire ! J’aimerais être capable d’en écrire un comme ça au sujet de mes ancêtres.

4- The Rise and Fall of Great Power --- Paul Kennedy

L’économie politique à son meilleur! Une thèse logique et convaincante sur le déclin des grandes puissances. Après avoir lu ça, la balance commerciale négative des USA fait encore plus peur !

3- The Blind Side --- Micheal Lewis

À la fois l’histoire d’un gars qui est maintenant bloqueur à gauche partant pour Ole Miss et un petit essai sur l’évolution du football américain au cours des dix dernières années.

2- Plan of attack --- Bob Woodwart

De l’auteur qui a eu le scoop du Watergate. Ici il nous raconte la chronologie des décisions et des réflexions qui ont mené à l’invasion de l’Irak. À lire absolument !!!! Bush apparaît comme beaucoup moins cave et crétin que l’on veut bien nous le faire croire, Rice est une incompétente de première classe, Powell était un gros morceau et est une perte importante, finalement Cheney et Rumsfeld auraient dû démissionner tous les deux en 2004 ! Ça donne le goût de lire Bush at war et State of denial du même auteur.

1- Moneyball --- Micheal Lewis

Prémisse du livre : Pourquoi les As d’Oakland avec une masse salariale minuscule sont constamment une des meilleures équipes du Baseball majeur ? Les réponses contenues dans le livre sont étonnantes et on apprend, avec stupeur, que 90% des règles du « livre » du baseball (comme dans jouer le livre) empêchent les équipes de gagner !!!


Top 5 des Films que j'ai vus en 2006


5- Pirates of the Caribbean’s 2 – Dead man’s chest

Pour le combat dans la roue à eau, pour les cannibales, pour la Ougan Vodou, pour Jack…Capitaine Jack Sparrow (un des meilleurs personnages cinématographiques des cinq dernières années) et pour la fin qui rend impatient de voir le 3. Un film qui te donne exactement ce à quoi tu t’attends.



4- Bon Cop, Bad Cop

Un autre film qui te donne exactement ce à quoi tu t’attends (des poursuites, des explosions, des fusillades, des pitounes). Mais Louis-Josée Houde, en médecin légiste, vole le show. Ma blonde, qui vient de sortir de son bloc de médecine légale, trouve le personnage extrêmement crédible parce que selon elle tous les médecins légistes sont fous…

« Ça aurait pu être une cigogne, mais ‘a dû pogner du trafic en estie parc’qu’est-en r’tard de 46 ans… »

- Jeff, médecin légiste

3- Lady in the Water

Malgré tout le mal qui a été dit de ce film, ce beau conte de fée urbain prouve à mon avis que M. Night Shyamalan est capable de faire d’autres genres de film que des remakes de Sixth Sense. C’est quand même drôle que ceux qui reprochaient à MNS de faire tout le temps le même film ont été les premiers à blaster Lady in the water. Un beau film avec un bel ensemble de personnages farfelus et attachants.



2- House, M.D.

Oui je sais, c’est pas un film mais une série télé ; mais c’est ma grande découverte télévisuelle de 2006 et cette découverte fut faite à Johannesburg. Un médecin chef sociopathe et ses 3 assistants tentent de diagnostiquer les cas que personne ne peut expliquer. Les acteurs sont géniaux, en particulier Hugh Laurie qui joue House, les dialogues intelligents et les mystères médicaux crédibles, même si parfois tirés par les cheveux (selon ma blonde). Louez-vous les deux premières saisons pour vous mettre à jour et suivez cette série, gang de chanceux (ça passe sur Global).

« Why talk to the patient? He’s gonna lie to me and confuse my diagnostic!”

- Dr. Gregory House


1- La cité de la peur (une comédie familiale)

Film français introuvable au Québec (merci Marco), comédie absurde et géniale d’Alain Chabat. Un film culte plein de répliques mémorables ! Définitivement un des 5 films les plus drôles que j’ai vu dans ma vie ! L’histoire : un film d’horreur de série Z devient la coqueluche du festival de Cannes en raison d’une série de meurtres mystérieux lors de sa projection.

« Brûle ! Pourriture communiste ! »

- Extrait de Red is Dead

Thursday, February 22, 2007

La ville qui s'écrit pas comme ça ce prononce!

Ljubljana

Drapeau de Ljubljana

Oui je sais, le sujet est pas mal dépassé, mais disons que je pense que ça vaut la peine de vous en parler. Comme je l’ai annoncé, j’ai été présenter un papier à une conférence qui avait lieu à Ljubljana (prononcer Loubliana) en Slovénie.

Un mot sur la conférence. Il s’agissait de la même gang qu’en Afrique du Sud, quelques Sud Africains en moins. J’ai eu ben du fun à revoir de mes « amis » de conférence, en particulier Jack Anderson (un Irlandais) et Brian (un Néo-Zélandais qui travaille en Afrique du Sud). Le tout était organisé par le comité international olympique Slovène, donc ils avaient du budget ! La bouffe était hallucinante (toujours un étalon de mesure dans les conférences) et pour la première fois, on avait une couverture médiatique !!!

Pour mettre les choses dans leur contexte, la Slovénie est un pays de deux millions d’habitants, donc pour eux notre petite conférence niaiseuse c’était une grosse nouvelle ! On a été reçu à la mairie de Ljubljana, le ministre des Sports a ouvert la conférence, ils ont même fait venir leur juge à la Cour de Justice européenne ! Bref on a été reçu en grande !

Comme la Slovénie c’est p’tit, les connections aériennes sont pas terribles, il m’a donc fallu prendre le train pour m’y rendre. Bilan : 15 heures et deux changements de trains pour faire Lüneburg-Ljubljana. Deux petites réflexions sur mon voyage : c’est long 15 heures de train ! Mais le fait de pouvoir se coucher (j’ai pris un train de nuit) en position horizontale rend le voyage beaucoup moins fatiguant, même si les couchettes ne sont pas très confortables. Détails intéressants : une de mes colocs de compartiment était une Croate qui parlait français et c’est un peu freakant quand le contrôleur part avec ton billet pour se rappeler où tu débarques et te réveiller à temps.

Ma première impression de la ville : c’est petit ! La gare est un peu plus grosse que celle de Lüneburg ! Le plan était de me rendre à mon hôtel à pied pour au moins « dumper » mes bagages (je suis arrivé à 6h00 am).


Selon la carte, l’hôtel est pas très loin de la gare, j’estime que ça va prendre 10 minutes. Ça effectivement pris 10 minutes parce que la rue changeait de nom 3 fois et que j’ai pas tourné au bon endroit et que ça m’a pris 5 minutes pour me démêler. L’hôtel est un ancien bloc appartement socialiste, mais c’est pas si laite que ça.

La chambre est relativement spartiate et y’a des taches sur les tapis mais trois GROS points en leur faveur : 1- C’est par cher (le tiers du prix de l’hôtel où a lieu la conférence), 2-C’est à dix minutes à pied de la conférence et 3- Ils me donnent une chambre dès que j’arrive ! Le ménage est pas fait mais je peux prendre ma douche et laisser mes affaires sous clef !

Je le redis, c’est petit. Il est inutile de s’acheter des billets d’autobus, tout est au maximum à vingt minutes de marche. Le château est pas terrible mais ça vaut la peine de le visiter pour le panorama de la ville ! Même pas besoin de monter sur la plus haute tour. Pour le reste, c’est une belle ville intéressante, le triple pont est de loin un des « highlights ». Il y a vraiment trois ponts un à côté de l’autre.


Deuxième impression, c’est propre. Ma seule expérience de l’Europe de l’est est ma visite à Budapest, je m’attendais au même style de standard de propreté mais les Slovènes sont propres ! Certains endroits sont plus propres qu’en Allemagne[1] !!!

Troisième impression, ils savent faire un bon espresso ! Je peux vous dire que leur café n’a rien à envier à celui que j’ai bu à Bologne. Il est chaud, fort, avec juste assez de « créma » et court, comme se doit d’être un VRAI espresso. Pour rester dans la bouffe, le fast-food préféré des Slovènes est le Horse Burger que l’on retrouve dans les restaurants de la chaîne Hot Horse (en anglais dans le texte). Le HB c’est un gros pain kaiser avec une grosse boulette plate de viande de cheval et servi avec de la salade, des tomates, des oignons, des cornichons, des piments forts, du ketchup, de la mayo, du Cheez-whiz et une relish aux piments. Ça occupe la même niche écologique que le Döner ou la Poutine de chez Ashton. Parfait pour les étudiants et le monde qui reviennent de veiller.

Finalement, les Slovènes parlent tous Anglais et/ou Allemand. C’est hallucinant ! J’ai même pas eu à utiliser mes p’tites phrases pratiques dans le guide de voyage, dès que t’as l’air étranger, tu te fais parler en Allemand et/ou Anglais.

Pour terminer voici quelques réflexions en rafale :

1- Le Restaurant Tomato. Là où la bière te coûte plus cher que les très bons sandwichs qu’on y sert. Je me demande comment ils font pour survivre en chargeant ces prix là….

2- À la conférence j’ai rencontré une avocate Slovaque qui connaissait Peter Stastny! Pas personnellement, mais assez pour trouver drôle qu’un Canadien lui dise que c’était son idole de jeunesse. Il est maintenant politicien en Slovaquie (élu au parlement européen) et pendant la campagne électorale, il s’est fait reprocher que ses deux fils n’avaient pas la nationalité Slovaque (un est Canadien, l’autre Américain).

3- Pour rendre les affaires encore plus pratiques, la Slovénie a, en janvier 2007, adopté l’Euro, donc même pas besoin de changer de l’argent pour aller la visiter. Je vous invite à le faire, ça vaut vraiment la peine !!!


[1] Concernant la question de la propreté plusieurs Allemands m’ont dit que c’était probablement parce que les Slovènes ont été sous la tutelle des Autrichiens assez longtemps pour être élevés comme du monde.